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11-02-2008 au 30-04-2008

WU MING: Littérature jazz et politique

Lieu : Jardin Botanique de Liège

« Wu Ming : littérature, Jazz et politique »

une soirée dédié à la litterature engagée et au jazz aura lieu au Jardin Botanique de Liège, à la Maison Liégeoise de l’Environnement, le 23 avril 2008 à partir de 19h00.

Ce projet est né de rencontres inédites entre plusieurs partenaires autour d’un enjeu commun - partager et faire partager avec humour et plaisir une question difficile : celle de la démocratisation du savoir, celle de notre rapport à la culture, à toutes ces formes culturelles empreintes d’un désir politique de liberté.

AU PROGRAMME

19h00 : Projection d’un documentaire d’archives réalisé par la Maison du Jazz pour cette occasion. Distribution par la Bibliothèque Centrale Chiroux Croisier d’une sélection critique d’ouvrages relatifs aux thèmes de la soirée.

19h30 : Rencontre littéraire avec les Wu Ming 1 et 2 et Serge Quadruppani.

21h00 : Petite restauration et Concert

Première partie : Adem :
Pratiquant l’improvisation libre avec une rage de jouer réconfortante en ces temps de pensée musicale unique et aseptisée, le saxophoniste Alain Delbrassine et le batteur Eric Mingelbier, ouvriront la soirée par un set totalement ouvert aux impératifs de l’instant.

Seconde partie : Riccardo Luppi – Manolo Cabras – Antoine Cirri
Un trio international créé spécialement pour l’occasion !
Le saxophoniste et le flûtiste italien Riccardo Luppi (né en 1954 à Milan) a côtoyé à peu près tout ce que l’Italie Jazz compte de grands noms, ainsi que la crème du jazz américain de pointe (Steve Grossman, Billy Cobham, Maria Schneider, Richard Abrams, Roswell Rudd etc.). Il rencontrera pour ce concert unique le contrebassiste Manolo Cabras (né à Cagliari en 1971) au centre depuis quelques années des expériences les plus aventureuses des scènes Jazz belges et hollandaises ; et le batteur tout terrain Antoine Cirri (né à Liège en 1955) travaillant autant la tradition que l’expérimentation musicale et qui a récemment exploré la musique de ses racines en compagnie de Pierre Vaïana dans le projet Sonastorie.
On attend de fulgurantes étincelles de l’interaction de ces trois personnalités marquantes du Jazz européen.

Entrée Libre

LES PARTENAIRES

Livre aux Trésors
4 rue Sébastien Laruelle à 4000 Liège

L’Echevinat de la Culture de Liège,
Jean-Pierre HUPKENS
94 En Féronstrée
4000 Liège

La Maison du Jazz,
11 rue sur les foulons
4000 Liège

Réseau Eurégio Meuse-Rhin de jardins botaniques (EBGN) /Université de Liège
Maison Liégeoise de l’Environnement,
Jardin botanique de Liège
3 rue Fusch
4000 Liège
www.econet.ulg.ac.be/ebgn

Le comptoir des éditeurs,
20, en Neuvice
4000 Liège
www.lecomptoir.be

Dans le cadre du projet « Aux livres, citoyens ! », à :

Les Territoires de la Mémoire,
86, Bdv d’avroy
4000 Liège
www.territoire-memoire.be

Centre d’Action Laïque de la Province de Liège
86, Bdv d’Avroy
4000 Liège
www.calliege.be

INFOS
Livre aux Trésors
4 rue Sébastien Laruelle à 4000 Liège
Olivier VERSCHUEREN



De cette rencontre est né un programme dense dont la force réside sans doute dans la recherche commune de cohérence, dans la construction des actions en réseau… Pour une soirée culturelle que nous souhaitons empreinte de transversalité, de liberté et de plaisirs.

Motivations

Wu ming, c’est …

Une invitation à « Etre le plus nombreux possible à penser le plus possible »

Depuis huit ans, sous le pseudonyme de « Wu ming » qui signifie « sans nom » en chinois, ou "cinq noms" (selon la prononciation), un groupe de cinq jeunes auteurs creuse un sillon profondément original dans la littérature italienne. Tout en menant une activité multimédia intense, Wu Ming a écrit plusieurs best-sellers aux sujets ambitieux, brassant des dizaines de personnages réels ou imaginaires, embrassant des époques charnières de l’histoire mondiale.

Ce collectif « Sans nom » affirme un rapport au savoir profondément démocratique. Outre le principe de starification des auteurs qu’ils mettent à mal en s’instituant comme collectif d’auteurs « Wu ming », ils interrogent les lois même sur le copyright, la propriété intellectuelle et les répressions anti-pirateries en vigueur actuellement dont « la seule fin consiste à enfermer le savoir humain et à en barrer l’accès aux multitudes. » .

Ainsi, l’article 27 de la déclaration universelle des droits de l’homme déjà proclamé en 1948, est-il aujourd’hui encore un chantier en mouvement, d’une brûlante actualité, qui continue à travailler notre rapport au savoir, à l’information, à la démocratie.
Si « Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent. » et que
« Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l’auteur », la question se pose dès lors de savoir comment assurer à tous une égale liberté face à l’appropriation du savoir à partir du moment où celui-ci est protégé par des lois ?


Une culture partagée, multiple, construite en réseau.

N’hésitez pas à consulter www.wumingfoundation.com. Les ouvrages des « Wu ming » sont téléchargeables gratuitement et d’autres plaisirs à découvrir vous y attendent.

Des œuvres littéraires puissantes
New Thing
Guerre aux humains
« Les deux livres et les deux auteurs sont très différents. Wu Ming 1, de son vrai nom Roberto Bui, utilise une structure et une langue très élaborées pour un roman musical et politique très ambitieux ; alors que Wu Ming 2, derrière qui se cache Giovanni Cattabriga, a écrit un roman d'aventures délirant mélangeant comique surréel et conte philosophique.
New Thing adopte avec originalité la forme d'un faux documentaire vidéo construit à partir d'un montage de différents témoignages autour de Sonia Langmut, une journaliste travaillant dans les années 1960 pour un petit quotidien de Brooklyn, disparue après avoir enquêté sur les meurtres d'un assassin surnommé " le Fils de Whiteman ". (…) Quarante ans plus tard, un kaléidoscope de récits croisés tente de brosser le portrait de la journaliste et d'éclaircir le mystère du " Fils de Whiteman ". Musiciens, journalistes, militants politiques, policiers, parents des victimes apportent chacun leur part de vérité, en reconstituant peu à peu le puzzle de cette sombre histoire où se croisent la naissance du free jazz, les luttes politiques des Noirs et la création du Black Panther Party, le programme du FBI pour infiltrer et déstabiliser les mouvements de contestation, les amitiés et les amours d'un groupe d'individus pour qui la musique était avant tout un cri de liberté.
Roman choral, enquête policière, mais aussi jam session politique chargée de poésie syncopée et d'envie de révolte, New Thing fait apparaître les ombres d'Ornette Coleman et Sun Ra, d'Albert Ayler et Archie Shepp, de Malcolm X et Martin Luther King. Et, surtout, les fantasmes de John Coltrane et Stokely Carmichael, le magicien du sax et l'infatigable militant qui inventa le Black Power.
Si New Thing est un passionnant roman polyphonique qui " va bien au-delà du free jazz ", Guerre aux humains mise plutôt sur l'esprit BD et sur un rythme très cinématographique pour raconter les aventures du jeune Marco décidé à fuir la société de consommation pour vivre comme un " super héros troglodyte " dans une caverne. Mais, dans la forêt où il veut oublier la Babylone moderne, l'exil et la solitude sont un mirage, puisqu'il rencontre trafiquants et braconniers, écologistes fanatiques et immigrés clandestins, gendarmes " survival " et sangliers fous. Le résultat est un roman riche en rebondissements qui, l'air de rien, dénonce la crise culturelle, sociale et écologique de notre civilisation. »
Fabio Gambaro Le Monde des Livres, 24 août 2007.
© Le Monde


Un cri de liberté

Le « Free jazz » ou la « New thing » est une musique qui tourne ouvertement le dos aux convenances musicales et idéologiques des formes de jazz antérieures et inaugure, à travers le traitement du son notamment, une esthétique du cri (social, primal…) située aux antipodes des catégories politiquement correctes d’alors.
« A la fin des années 50 arriva la new thing, qui pour nous, fut la libération des sons. On l’appelait aussi le free Jazz, titre de cet album d’Ornette Coleman, mais les étiquettes, c’était un truc de blanc. Nous critiquions aussi le mot « Jazz », pour nous, c’était « la musique », point final. »
A l’instar de la new thing, l’écriture descend du new journalism américain né dans les années ’60 qui laisse au lecteur la liberté de co-construire le récit avec l’auteur qui adopte une position de retrait.